Cette élucubration me suggère les deux facettes de Ouazzane : une ville enclavée et une élite brillantes. En claire, il y a la ville et les Ouazzanis.La ville de Ouazzane
est un cas,et nombreux sont les observateurs à en convenir.C'est une ville forte notoriété, mais elle est loin de l'égaler. Son nom happe notre curiosité, on s'y rend non sans une certaine fébrilité. Car nous avons en tête un ami, un voisin ou une vague connaissance dont on connaît les qualités. Une ville dont se réclame toute une élite qui a la saveur et sérénité de ses produits ; en l'occurrence la figue et l'olivier, ne peut décevoir. Hélas ! Quand foule son sol, la torpeur ambiante nous précipite sur le chemin du retour. Et dire « qu'elle constituait tout au long du 19ème siècle une des principales petites ville du pays (et compter à la fin siècle dernier prés de 27 centres urbains) ». A présent sa trace d'elle, même pas dans le fastidieux annuaire statistique du Maroc qui fourmille de chiffres, et où on y trouve Ben Guérir, Missour et bien d'autres coins reculés. Même pas dans les statistiques des Maàsras, et pourtant l'huile d'olive, la fameuse Ouazzania... ! Ouazzane, diluée dans le Gharb Chrarda bni Hssen, semble se contenter du nouvel essor de son artisanat du bois « lié à la qualité des productions tels que le tsabih ou la ghayta, mais bien plus,grâce au sebsi...11 ateliers sur 20 vivent principalement de la fabrication du la sebsi. L'amer quotidien Ouazzani serait-il soluble dans les volutes enivrantes du Kif ?
Les Ouazzanis, eus, sont vraiment exquis. Ils ont de qui tenir, eux qui ont bercé dans le superbe mythe de leur environnement. De toutes les légendes (au nombre de trois) expliquant l'origine du nom de la ville, je retiendrait la plus poétique, celle attribuant l'origine du nom à Oued Zine. Cependant cette belle graine ne porte ou ne supporte pas sa ville. Qu'ont-ils donc tous à se réclamer de Fès ? Au premier contact ? Ils se
revendiquent comme tels et ce n'est qu'après maints échanges qu'il faut le leur arracher.Un aveu sonnant comme une reddition. Longtemps, Ouazzane a joué le rôle de satellite autour de l'astre Fès, au même titre que Sefrou et Taza. La ville l'a nourrie, son élite lui doit beaucoup